mardi, 27 mai 2008
Allô?
- Agence de Design, bonjour!
- Allô? Je suis où?
- Vous êtes dans une agence de design, Madame. Je peux vous aider?
- Vous venez de m'appeler.
- Ah. C'est probablement une personne de l'agence qui a tenté de vous joindre, Madame. Pour tous les appels passés vers l'extérieur, c'est le numéro du standard qui s'affiche.
- Pourquoi vous m'avez appelée?
- Ce n'est pas moi personnellement qui vous ai appelé, Madame. Nous sommes une trentaine dans l'agence, la personne qui veut vous joindre vous rappellera.
- Oui, mais je veux savoir pourquoi vous m'avez appelée. C'est quoi déjà que vous faites?
- Nous sommes une agence de design, Madame...
- Pourquoi vous m'avez appelée?
- ...
Et elle a raccroché en pestant. Y'a des fois où je me dis que les gens sont cons.
P.S : Odéon semble bien réagir à son traitement, hier soir, il a failli manger toute ma salade de thon (sa gourmandise le sauvera!) et il reprend ses vieilles habitudes. Je le retrouve couché à côté de moi en ronronnant le matin, il m'attend à la sortie de la douche, il me suit partout. Pas encore vraiment en forme, mais pas trop mal non plus. Un petit mirâcle? Je l'espère de tout mon coeur...
On attend le verdict du veto samedi qui doit voir comment notre gros chat se porte.
11:51 Publié dans Me, myself and my kitties, Me, myself and work | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : gens idiots, boulot, conversation téléphonique, blabla de fille, odéon, chat, journal intime
vendredi, 25 avril 2008
Oopsgal en état d'arrestation pour un poulet..
Hier, on a pris Oopsgal pour une vulgaire voleuse de poules...
Infâme tragédie, je suis encore vivante pour vous en parler. Je m'en étonne encore.
Pour vous donner une idée du contexte : Parmi nos clients, nous avons un gros groupe alimentaire spécialisé en produits de volaille et nous recevons souvent des cartons entiers de leurs produits. Le frigo de l'agence n'ayant pas une capacité illimité, on propose souvent aux employés d'en prendre pour chez eux.
Donc, oui, il arrive que je ramène du poulet à la maison.. ;)
Au début, ça fait un peu bizarre mais on s'y habitue vite, des poulets gratis, on en trouve pas à la pelle.. Alors, moi, je ne dis pas non, hein?
Donc, me voilà avec mon poulet sous le bras hier soir, on était invité à dîner chez de la famille et je me rappelle que je n'ai pas de bouteille de vin à ramener. Je fais un mini stop au Monop' St Michel histoire de prendre une bouteille. Je paye, je m'apprête à sortir quand on se jette sur moi pour m'arrêter.
Bon, allez, j'exagère (mais le vigile, il s'est presque jeté sur moi...). Pourtant, je ne bipais pas quand je suis sortie, il m'a refait entrer dans le magasin et après plusieurs passages à travers les portails de sécurité, le "bip" a finalement résonné.
Me voilà prise au piège.
Il demande à regarder dans mon sac, je n'ai aucune raison de refuser, je lui ouvre mon sac et voilà qu'il trouve mon poulet que j'avais complètement oublié.
J'ai l'air d'une idiote maintenant. J'ai beau expliqué que mon agence bosse sur des packaging de poulets surgelés, pas moyen de les convaincre.
"Non, Madame, le code passe chez nous, donc, ce poulet na pas été payé"
"Mais puisque je vous dis que ce poulet vient directement de l'usine."
"Vous vous servez directement de l'usine, vous?"
"On bosse pour eux, forcément, c'est différent"
Et je me retrouve à payer pour un poulet qui à la base était gratuit. J'étais un peu verte.
Et vous savez ce que ce gentil vigile m'a proposée à moi, gauloise raffinée (copyright Sonia) - ben oui, j'ai pas trop le profil à piquer du poulet surgelé au Monop' du coin - si ma boîte offre vraiment du poulet à ses employés, il demande à ce que ma chef écrive un mot précisant qu'elle m'a effectivement remis un poulet.
Je ne l'ai pas cru une seconde. Genre, leur SAV allait vraiment rembourser les gens juste sur leur bonne foi?
Leçon retenue, plus de shopping express chez Monop' si j'ai un poulet non-déclaré dans mon sac.
15:17 Publié dans Me, myself and I, Me, myself and work | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poulet, oopsgal criminelle et voleuse de poules, blabla de fille
mercredi, 12 mars 2008
Sainte Oopsgal au bureau
Je partage mon boulot avec une psychopathe, une vraie, hein?
Pour ceux qui prônent l’amour pour son prochain, vous pouvez passer votre route, séance de langue-de-putage (Copyright Fressine) en vedette dans ma note d’aujourd’hui.
Donc, voilà, l’agence où je bosse a accueilli une petite nouvelle la semaine dernière au poste d’accueil et comme je suis plus “ancienne”, et bien, j’ai eu le grand honneur de la former.
Plutôt sympathique, elle nous avait dit tout de go qu’elle n’avait pas les moyens de s’acheter des vêtements classe pour venir bosser.. Hmm. Bon, j’allais pas me formaliser pour si peu.
Sauf que la fille, eh bien, elle vient bosser en Converses pourraves qui ont vu des jours meilleurs et des jeans période Nirvana quand on déchirait toutes nos jeans pour les beaux yeux de Kurt Cobain.
Mais je dis rien, hein? Elle peut s’habiller comme elle veut. Sauf les jours où on sait que des clients vont débouler dans l’agence. Pour ces occasions là, je préconise de s’habiller un peu plus sobre, éviter le jeans grunge, mettre des ballerines plutôt que des Converses.. Pas besoin de se glamouriser à fond mais laisser tomber le côté ado attardé, quoi!
Elle râle et me demande pourquoi je suis sapée aussi chic vu qu’il n’y a pas de réunions clients ce jour-là. Sauf que moi, je suis toujours habillée comme ça, j’y peux rien, les baskets, je ne les porte que très rarement et les jeans sont toujours portés avec un joli haut habillé. Elle se renfrogne de plus belle. Le lendemain, jour de grosse réunion client, elle se ramène avec une jupe (non, c’était pas une jupe, mais plutôt un mouchoir – Moi-même adepte des mini jupes, je ne réserve ces spécimens que pour des soirées où je reste bien droite sans jamais me pencher.. ;)) ras les fesses et un décolleté de malade.
Petite parenthèse : Je pense que nous connaissons toutes cette fameuse théorie de la mini jupe et du décolleté. Si mini jupe tu portes, sobre haut tu porteras et of course, si décolleté tu portes, bas discret tu porteras. C’est du bon sens, pardi!
C’est une adepte du t-shirt hyper décolleté et hier, je détournais les yeux à chaque fois qu’elle passait à proximité, faut dire qu’il n’y a rien à voir (ouh, la vilaine, je sais, je sais, mais j’ai prévenu que ça allait du gros “bitch-ing”, elle est plate comme une limande et mettre des super soutifs rembourrés, eh bien, ça fait moche..).
Que dire encore de la nouvelle? Curieuse, elle m’a demandé le jour de son arrivée quelles étaient les histoires de cul de la boîte, ah tiens, comme si j’allais tout lâcher comme ça.. Elle a passé toute l’aprem de sa formation à mater les mecs qui passaient devant l’accueil “Ah tiens, je le croquerais bien celui-là”, “Il a un beau cul” etc. et n’a pas arrêté de me poser des questions perso. Ambiance géniale assurée..
Après avor éhontemment écouté une brève conversation entre l'Homme et moi-même, elle me sort (alors qu'elle n'a jamais vu l'Homme) : "Il a l'air trop chou, vous allez super bien ensemble"
...
Honnêtement, je n’ai rien contre le copinage au boulot mais y’a une limite à respecter, on ne se connaît pas depuis 1 semaine qu’elle m’appelle déjà “ma belle” et elle m’encense à chaque action. Je lui dis, je suis bordélique, elle me dit que les gens bordéliques sont ceux qui sont les plus productifs.. Vous voyez, ce genre de petites remarques innocentes mais dont je me méfie comme d’un régime miracle qui promet de faire maigrir en 1 journée tout en continuant à manger tout ce qu’on veut (la grosse arnaque, quoi). J’ai entendu de source sûre qu’elle me cassait du sucre sur le dos (oui, déjà!).. Que penser d’elle?
Elle fait toujours sa toute gentille, elle en fait trop et elle me met mal à l’aise. Pourtant elle a déjà travaillé dans une autre boîte mais j’ai l’impression qu’elle se lâche à fond sans aucune pudeur ni réserve alors qu’on est quand même sur un lieu de travail.
Justement, une collègue s’est fait une entorse en fin de semaine et la nouvelle lui a envoyé un texto de bon rétablissement ponctué de plein de platitudes et de “bises” pendant le WE. Flippant, non? Elles ne se connaissent que depuis 3 jours..
Donc pour en revenir à mon introduction.. Pourquoi je pense que c’est une psychopathe? Eh bien, elle me fait penser à ces nanas toutes gentilles au début dans les films mais qui se trouvent être des personnes totalement déséquilibrées et tordues par la suite..
Vous avez déjà eu des expériences similaires?
12:47 Publié dans Me, myself and work | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle, collègue, boulot, blabla de fille
dimanche, 03 février 2008
Bye bye!
J’ai eu mon entretien d’évaluation vendredi.
J’y suis allée, pas très convaincue, mais ne craignant pas grand-chose. Disons que ce n’était qu’une formalité, j’avais déjà demandé une augmentation à ma chef au mois de decembre. Depuis que je suis a mon poste, les responsabilités n’arrêtent pas de croître et le salaire de misère, que la boite me paie, ne suit absolument pas. J’ai supporté parce que l’ambiance était bonne, toute expérience était bonne à prendre et surtout, j’adore mes collègues et l’agence se trouve dans un quartier sympa. Tout plein de conditions qui font que je suis plutôt heureuse. Mais depuis que Godzilla* m’a pris en grippe et que je me tape ces crises de nerfs a la con et que je suis obligée de supporter ces sautes d’humeur, disons que ma motivation en a pris un sacré coup.
Quand j’avais vu ma chef pour lui demander une augmentation et surtout lui dire que je n’en pouvais plus de ce directeur tyrannique, j’ai aussi laisse entendre que j’irais voir ailleurs si les conditions ne s’amélioraient pas. Et la, pour la 1ere fois de ma vie, j’ai osé parler salaire et j’ai dit ce que je voulais (Ouf !).
Donc, je vais la voir vendredi. Elle me demande comment je sens mon poste et je lui dis que j’essaye de faire de mon mieux mais que venir travailler avec une boule au ventre, en espérant que Godzilla ne sera pas de mauvaise humeur et qu’il ne gueulera pas devient de plus en plus pénible. Elle joue la carte de la compassion et me sort des trucs du style, « Oui, j’ai bien vu que tu n’etais plus tres motivee, que certaines choses qu’on t’avait demandee n’ontpas ete mises au point… » Blablabla.
Ma chef : J’ai pris en compte tes demandes de la dernière fois, j’ai essayé de mon mieux auprès de la direction mais tu comprends, ils ne sont pas tous d’accord pour qu’on augmente ton salaire. Tu fais un travail formidable, je ne sais pas ce que serait ce poste sans toi.
Elle m’encense, je suis la meilleure, etc.
Et coup de massue : « Mais Godzilla pense que tu ne fais pas le maximum. Je suis désolée de t’annoncer que ta demande d’augmentation ne pourra pas être acceptée. »
Et juste en terminant l’entretien, elle me glisse : Je suis consciente que tu cherches ailleurs mais si tu pouvais me donner un ordre d’idée de ton départ, ce serait vraiment sympa de ta part.
Et moi pensant très fort : Oui, c’est ça, tu peux toujours courir pour avoir la date exacte de mon départ.

Ah, oui, vous ai-je dit que ca fait des semaines que je cherche desesperement une personne qui travaillerait sur mon poste mais l’après-midi. On m’a donne comme consignes de trouver une personne dynamique, motivée, bilingue anglais/français, bonne présentation etc. Bref, je cherche la perle rare. Sauf que c’est un vrai parcours du combattant. Je ferais peut-être une note sur les entretiens que j’ai fait passer, les candidates sont toutes plus spéciales les unes que les autres.
Mais je digresse, donc, voila, en ce moment, c’est une intérimaire qui assure mon poste tous les après-midi mais c’est une solution vraiment temporaire. Je sais bien que si je pars maintenant, je les fous dans la merde complète.
Cette agence ne sait pas traiter correctement ses employés. J’ai donne presque 1 an et demi de mon temps, de toute mon énergie, j’étais vraiment impliquée. Mais quand je me rends compte de la façon dont ils me traitent, je ressens une vraie haine.
Godzilla, quand je le vois arriver le matin, j’ai des envies de meurtre. Je n’ai plus envie d’aller bosser, c’est devenu physique. Je pense que je ne peux plus reculer.
J’ai supporté toutes leurs crasses, me disant que si ma demande d’augmentation était acceptée, je pourrais me motiver encore. Mais je n’en peux plus.
Donc, c’est décidé, ma lettre de démission, je la donnerais dans la semaine. Et qu’ils se demmerdent pour trouver des candidats pour le poste que je laisse vacant. Ce n’est peut-être qu’une petite victoire, mais ça va me faire tellement de bien.
Le club des ex-employés ne cessent de croître (depuis que je bosse là-bas, j’ai bien du voir une quinzaine de gens de tous horizons venir ET partir) et pas une seule de ces personnes ne veut remettre les pieds a l’agence. C’est parlant comme situation, je trouve.
C’est fou comme je me sens légère et soulagée depuis que j’ai pris ma décision. Je suis intimement convaincue que je fais ce qui est juste.
Et vous, avez-vous déjà démissionné d’une boite pourrie ? Et comment est-ce que ça s’est passé ?
*Godzilla : Surnom tout trouvé pour mon chef tyrannique, au temperament tout aussi doux, a l'attrait physique et a l'haleine aussi fraiche que notre ami la grosse bestiole verte.
15:07 Publié dans Me, myself and work | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : boulot, demission, chef tyrannique, nouvelle vie, blabla de fille, journal intime
























